Pourquoi ce blog ?

Ce blog est ouvert depuis septembre 2009. Il s'adresse avant tout aux élèves de 3ème du collège Françoise Giroud à Vincennes et à leurs parents. Vous y trouverez la progression hebdomadaire des cours d'histoire-géographie et d'éducation civique, le rappel des devoirs prévus et des travaux à réaliser pour les cours suivants, des corrections, des liens utiles et complémentaires aux chapitres traités et aussi des informations sur les expositions ou musées liées aux cours. Il accompagnera aussi les élèves dans leur apprentissage en vue du brevet en publiant les méthodes vues en classe.
N'hésitez pas à poster des commentaires et à réagir sur les articles proposés sur ce blog pour le faire vivre !
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 09:22

Haïti est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola. Sa capitale est Port-au-Prince. Haïti compte 8,5 millions d'habitants. Haïti se trouve dans une zone sismique, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendant le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre.

 

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Haïti et son histoire :

 

Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos, occupaient l'île avant l'arrivée des Espagnols (Christophe Colomb le 5 décembre 1492 qui nomma l’île Hispaniola). Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage. Les maladies arrivées avec les Européens, et les mauvais traitements firent des ravages. Les Espagnols furent alors amenés à faire venir d'Afrique des esclaves noirs déportés.

La partie ouest d’Hispaniola (aujourd’hui appelée Saint Domingue) dépourvue de minerai fut vite négligée par les colons espagnols qui la laissèrent vide. Des Français s'y installèrent. L’île se spécialisa dans la culture du tabac, puis dans celle de l’indigo et de la canne à sucre. Vers 1790, Saint-Domingue était devenue la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière et de celle de l'indigo générés par le travail des esclaves. Des dizaines de milliers d'Africains (400 000) avaient été amenés comme esclaves pour faire fonctionner ces industries.

La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux à Saint-Domingue. La révolte des esclaves aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage. Haïti se proclama indépendante le 1er janvier 1804. Le nom de Haïti fut donné au pays. Haïti est le premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage. Après de longues négociations avec le roi de France Charles X (jusqu’en 1824), l'indépendance du pays est reconnue officiellement par la France contre une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs), ce qui est l´origine de l´endettement et du déboisement du pays.

 

Le séisme du 12 janvier :

 

Il est 16h53 (heure locale) le 12 janvier lorsqu’un puissant séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter frappe Haïti à 17 kilomètres de la capitale Port-au-Prince. Aucun bilan précis n’est disponible pour l’instant  (peut-être 75 000 morts et 250 000 blessés) mais les témoins sur place parlent de nombreuses victimes. Deux fortes répliques ont également été enregistrées quelques minutes après le premier séisme, d’une magnitude de 5,9 puis 5,5 sur l’échelle de Richter.  Puis le 20 janvier se produit une violente deuxième secousse de 6,1 sur l'échelle de Richter.

 

Carte de l'épicentre de la 1ère secousse

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Les Nations unies estiment que trois millions de personnes ont été touchées par le tremblement de terre et que 300 000 sont sans abri.

 

L'aide s'organise. Six jours après le séisme, l'aide commence à s'organiser, avec 105 000 rations d'aide alimentaire distribuées et la sélection d'un premier site pouvant accueillir 100 000 sans-abri. L'Union européenne a promis lundi près d'un demi-milliard d'euros à court et à long terme. La France, elle, dit avoir débloqué 20 millions d'euros pour l'aide d'urgence, dont la moitié versée aux Nations unies (voir l'infographie "L'aide internationale en chiffres"). Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé lundi au Conseil de sécurité l'envoi de 3 500 hommes supplémentaires afin de renforcer la Mission de l'ONU en Haïti, qui dispose déjà de quelque 11 000 hommes. L'état-major américain s'est fixé comme objectif de déployer 10 000 soldats dans les zones affectées.

 

Une sécurité précaire. Les soldats américains assisteront la force de maintien de la paix dans des opérations de maintien de l'ordre. Au cours du week-end, des pillards ont fait leur apparition dans les rues, s'emparant dans les magasins éventrés de tout ce qu'ils peuvent y trouver. Des affrontements ont éclaté entre la police et des groupes d'hommes armés de couteaux, de haches ou de pierres.

 

Difficultés logistiques. Les efforts internationaux sont entravés par des difficultés logistiques : l'aéroport est engorgé, le port a été détruit et les routes sont souvent coupées par les décombres. Le manque de carburant est "de plus en plus critique" et menace de provoquer une interruption des télécommunications mobiles.

 

L'urgence est désormais d'éviter une énorme catastrophe sanitaire : sans accès à l'eau potable, à des sanitaires, les risques d'épidémie augmentent. Un porte-avions nucléaire américain compte rapidement faire profiter les sinistrés de l'une des ressources dont ils manquent le plus : l'eau potable, produite en grande quantité à bord. (Lire aussi "Le manque d'accès à l'eau augmente les risques sanitaires").

 

Le bilan s'alourdit. 70 000 cadavres ont été enterrés à ce jour dans des fosses communes. Les forces américaines estiment que le nombre de morts pourrait atteindre 200 000, ce qui s'approcherait du bilan du tsunami de 2004 dans l'océan Indien (220 000 morts). La secousse a fait, en outre, au moins 250 000 blessés. "C'est comme si une bombe atomique avait explosé", a estimé l'ambassadeur des Etats-Unis en Haïti.

 

Forte mobilisation des Français. Quinze millions d'euros ont déjà été reçus, principalement via Internet, par la dizaine de grandes organisations humanitaires basées en France.

 

 

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Par Mme Roycourt
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 12:13

L'épreuve d'histoire-géographie du brevet blanc aura lieu le jeudi 11 février l'après-midi.

L'épreuve durera 2h. Vous aurez trois parties à réaliser :
          * vous seront d'abord proposés deux sujets d'histoire. Il faudra en traiter un des deux au choix.
          * vous sera ensuite proposé un sujet d'éducation civique obligatoire.
          * enfin vous devrez réaliser un exercice sur les repères chronologiques et cartographiques.

Les deux heures passeront très vite. N'oubliez pas de prendre une montre pour surveiller le temps qu'il vous reste. Je vous conseille de consacrer 1h au sujet d'histoire (noté sur 18 points), 45 minutes à l'éducation civique (noté sur 12 points), 10 min aux repères (noté sur 6 points) et 5 min de relecture (4 points de soin et d'orthographe).

Il faut réviser :
Pour l'épreuve d'histoire :
     * le chapitre sur la Première Guerre Mondiale
     * le chapitre sur l'URSS de Staline
     * le chapitre sur la crise des années 30 (France et Allemagne)
     * le chapitre sur la Seconde Guerre Mondiale
Pour l'épreuve de géographie :
     * le chapitre sur le citoyen, la république et la démocratie
Pour les repères :
     * toutes les dates de 6ème et 5ème + les dates de 3ème jusu'en 1945.
     * les deux premières cartes (savoir placer : les continents, les chaînes de montagnes, la Sahara, les océans, les forêts denses, les fleuves, l'Equateur, les tropiques, les cercles polaires).

N'oubliez pas aussi de relire et d'apprendre par coeur la méthode pour le paragraphe organisé, car vous en aurez deux à rédiger (un en histoire et un en éducation civique).
Par Mme Roycourt
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 18:19

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La République expliquée à ma fille
de Régis Debray :

Un bon et court livre pour comprendre toutes les termes compliqués utilisés pour parler de la République française et comprendre son fonctionnement et ses principes.
Le peuple. Les citoyens. Les étrangers. La laïcité. Les droits de l'Homme. L'universel... La République, répétons-nous, à tout bout de champ. Bien sûr, mais encore ? De quoi parle-t-on, en fait ? Questions élémentaires, donc fondamentales.

Régis Debray entame ici un dialogue avec sa fille de 18 ans qui va bientôt voter et est en droit de s'interroger. Il essaye de lui expliquer dans des termes simples la politique d'aujourd'hui.

Dans la même collection (Seuil), en lien avec le programme :
          * Auschwitz expliquée à ma fille d'A. Wieviorka
          * La résistance expliquée à mes petits-enfants de Lucie Aubrac
          * La Grande Guerre expliquée à mon petit-fils d'A. Prost
Par Mme Roycourt
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 17:33

Rencontre très intéressante et riche en anecdotes ce matin avec quelques résistants de la 2ème Guerre Mondiale.

Témoignage de Stéphane Hessel :

Il est né allemand et est devenu français à 20 ans. Il connaît donc bien la politique d'Hitler pour l'avoir vu mise en oeuvre en Allemagne dans les années 30. Il a fait l'école normale supérieure. Mobilisé en 1939 pour aller commander une section française en Sarre (sous-lieutenant) où il connaît la débâcle militaire. Il est arrêté et emprisonné dans un camp pour les officiers le 19 juin 1940. Un ami lui raconte l'appel d' "un général français depuis Londres. Comment s'appelle-t-il ? De Gaulle. Drôle de nom !" Dès le 20 juin, il s'évade de ce camp, "mal gardé" et revient en France à Toulouse où il retrouve son beau-père. Il est très choqué par l'armistice et la politique de Pétain. Il décide de passer dans la résistance. Il a mis sept mois à rejoindre De Gaulle en Angleterre : de Marseille, il a gagné Casablanca (Maroc), puis Lisbonne (Portugal) pour arriver à Londres en mars 1941. Le mois suivant, il signe dans les FFL (Forces Françaises Libres) où il est aviateur. Très antimilitariste, il est pourtant enthousiasmé lors de sa rencontre avec De Gaulle. Il travaille au BCRA puis part en mission en France, mais trois mois plus tard il est arrêté par la Gestapo. Il est déporté au camp de Buchenwald où il reste jusqu'à la fin de la guerre.


Témoignage de Jean-Louis Crémieux-Brilhac :

Etudiant en 1939. En juin 1940, il commande une section de bretons. Il connaît lui aussi la débâcle militaire et recule jusqu'à la Marne où il est arrêté par les Allemands le 11 juin 1940. Il entame alors une longue marche avec les prisonniers vers la Belgique (100 km). Le 16 juin, il apprend que le Royaume-Uni a proposé à la France une union des deux pays dans la guerre. Il est optimiste. Mais dès le lendemain Pétain appelle à l'armistice. C'est la déception ! Il est retenu prisonnier dans un camp d'officiers en Poméranie (Allemagne). Début juillet il apprend par les Allemands qui gardent le camp qu'un général français à rejoint l'Angleterre et appelle à résister. Certains autres prisonniers croient pourtant que le résistant est Pétain, qu'il faut rejoindre la France et que la guerre va bientôt s'achever (idée fausse). Mais les Anglais tiennent bon. Le 1er octobre il est transféré dans un camp de simple soldat mais échappe au travail forcé en Prusse orientale. Le 1er janvier 1941 il s'évade vers l'est (il est alors à 425 km de la frontière avec l'URSS). Mais, une fois en Lituanie (appartenant à URSS), il est arrêté par les Soviétiques pour franchissement illégal de la frontière (le pacte germano-soviétique est toujours valable). Il est envoyé en prison puis dans un camp. Il ne perd jamais espoir et espère la défaite allemande. Finalement, il est remis aux Canadiens en mer Blanche qui le débarque en Angleterre le 9 sept. 1941. Il découvre vraiment qui est de Gaulle. A la mi-42, il travaille au Commissariat Interieur pour diriger l'action politique de la France Libre et la propagande pour la France. Il est volontaire pour être parachuté mais ne le sera jamais. C'est son grand regret !



Témoignage de Raymond Aubrac :

Le 18 juin 1940, il faisait la guerre dans les Vosges. Il est chargé de faire sauter les ponts pour retarder l'avancée des Allemands. Mais le 21 juin il est fait prisonnier et déporté dans un camp à Sarrebourg (France) où il est condamné à mort, mais sa femme Lucie le libère. Il n'a pas entendu l'appel du général de Gaulle. Il en entendra parler un peu plus tard sans pouvoir lire le texte. Il rejoint alors Lyon. Les premières mesures de Pétain le choque, comme beaucoup de jeunes de l'époque : suppression de la république et de toutes les assemblées élues, lois d'exception... En réaction au régime de Vichy, les 1er actes de résistance se font jour : graffitis, tracts ... Au début de l'automne 1940, le texte du discours du général lui arrive. Il a alors formé un petit groupe de résistants appelé "Libération". Il y a d'abord de la méfiance vis-à-vis de De Gaulle, car les résistants pensent que ce sont à cause des généraux et de l'Etat-major que la France a été envahie par les nazis. Mais rapidement De Gaulle s'impose en chef de la résistance. En 1943, création du CNR (Conseil Nationale de la Résistance) et unification du mouvement en France sous Jean Moulin envoyé par De Gaulle. Les actions se diversifient : diffusion de journaux clandestins, sabotages...

Par Mme Roycourt - Publié dans : La 2ème GM
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 18:06

Mercredi, les 3D rencontrerons à Créteil dans le cadre du concours national de la résistance des anciens combattants / résistants de la Seconde Guerre Mondiale de 9h à 12h15.

Seront présents :
          * Raymond Aubrac
          * Jean-Louis Crémieux-Brilhac
          * Yves Guéna
          * Stéphane Hessel

Les photos sont autorisées.
Par Mme Roycourt
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 19:18

Aujourd'hui, jeudi 19 novembre, les 3D ont découvert le Mémorial de la Shoah (métro St Paul dans le 4ème arrondissement de Paris). Avant d'entrer, passage obligé devant un lieu incontournable du musée "Le Mur des Noms" où sont inscrits les noms de 76 000 juifs français, déportés dans les camps d'extermination en Allemagne. On peut y lire les noms et prénoms des gens, leurs dates de naissance et l'année de leur déportation. C'est aujourd'hui un lieu de mémoire et de culte où les familles des victimes viennent toujours se recueillir. La quantité des noms a impressionné et horrifié tous les élèves, dont certains ont pu retrouver dans la liste leurs noms de famille...



Après une visite rapide du musée pour un bref rappel du contexte (montée de l'antisémitisme en France et mise en place du régime de Vichy, lois antisémites...) où les photos sont interdites, les élèves ont pris part à un atelier graphique animé par Christophe Faso sur le thème des affiches de propagande. Voilà le résultat de leur travail sur la caricature de l'autre ! Tout cela pour leur faire comprendre comment, sortis du contexte, leurs travaux pourraient devenir des affiches de propagande.



Dernière partie de la matinée et retour à des choses plus scolaires : décriptage et analyse d'affiches de propagande de l'époque avec une reproduction et un décryptage des symboles utilisés par la propagande.



Par Mme Roycourt - Publié dans : La 2ème GM
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A voir ou à lire ...

E. M. Remarque, A l'ouest, rien de nouveau (la guerre de 14-18 vue du côté allemand par un jeune soldat)

La Grande Guerre vue par les artistes et les écrivains, éd. Librio et Le Monde 2 (recueil de textes et affiches)

La Grande Illusion
de J. Renoir (1937)


Capitaine Conan de B. Tavernier (1997)

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